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Après la côte et le Grand Canyon, nous faisons donc une petite pause à Las Vegas, la ville des casinos plantée au milieu du désert du Nevada.
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L’hébergement à Las Vegas : l’hôtel-casino Luxor, 142$/par nuit, petit-déj inclus. Assez luxueux, thématique Égypte antique (le bâtiment principal est en forme de pyramide).
Comment décrire mon impression de la célèbre Sin City ? Je ne peux pas dire que j’ai été « déçue », dans le sens où je ne m’attendais pas vraiment à grand-chose. Mais c’est de loin ce que j’ai trouvé de moins intéressant dans tout le voyage, si ce n’est l’intérêt d’enfin poser nos valises plus d’une nuit, et d’aller laver notre linge.
J’ai trouvé les casinos de Las Vegas d’une tristesse sans nom. On est très loin de l’image glamour des beautiful people en tenue du soir qui lancent les dés en sirotant des cocktails chics. En réalité, les couloirs des casinos sont plein de touristes en short et tongs, d’obèses en voiturettes électriques qui roulent en fumant (la clope est autorisée dans les casinos) et de grand-mère avec leur tuyau d’oxygène dans le nez, le tout avec des gamins qui hurlent en courant partout (on doit avoir 18 ans pour jouer, mais personne ne contrôle à l’entrée).
Les bandits manchots ne le sont plus : au lieu de glisser une pièce et tirer sur le bras, on glisse sa CB et on appuie sur un bouton ; la roulette est devenue virtuelle : chacun fixe la boule blanche sur son petit écran individuel ; même au blackjack, la table est maintenant virtuelle, avec une croupière à forte poitrine qui sourit en boucle sur un écran géant où les cartes défilent. Bref, la zone des machines à sous respire le désespoir à plein nez. J’ai particulièrement détesté devoir traverser la zone de jeu pour visiter chaque hôtel-casino, avec cet air triste, ces néons qui clignotent (il est perpétuellement minuit derrière les vitre teintées), et cette cacophonie invraisemblable (toutes les machines font des bip-bip).
Partout, on fait de la pub pour les deux ou trois spectacles joués en permanence dans l'hôtel : évidemment, les strip-teases clichés, de poufs en talons aiguille comme de chippendales, y'en faut pour tous les goûts (c'est finalement moins la ville du « porno chic » que de l'érotique cheap), mais aussi comiques, magiciens, et les has-been du moment : Rod Stewart, Céline Dion ou Elton John. Bref, rien de très sexy ni de très glamour.
Une fois passé cette zone du casino, c’est Disneyland : dans des zones commerçantes internes à l’hôtel, on crée en carton-pâte le thème du casino : Paris, New York, Venise, l’Égypte, la légende arthurienne, etc.
Des ruelles "new-yorkaises" au New York New York
Le Paris-Las Vegas et sa fausse tour Eiffel
Le Venetian et ses faux canaux de Venise
Et à l’extérieur, c’est bataille de néon (surtout la nuit), et animation pour attirer le chaland : scène de piraterie devant le Treasure Island, et grandes eaux en musique devant le Bellagio (le seul qui vaille le coup d'après moi).
Le "Strip" de nuit
A l’hôtel Stratosphere, ne pas manquer de monter en haut de la tour pour la vue sur la ville de nuit (16$). Pour quelques dollars de plus, vous pouvez faire une, plusieurs voire toutes les manèges à sensation qui sont au sommet : SkyJump vous fait sauter à l’élastique, Insanity précipite votre navette au dessus du vide, X-Scream fait le pendule au dessus du vide, et Big Shot vous faire l’ascenseur sur la pointe de la tour (testé par Monnômme et Bouclette – pas par moi qui ne voudrait pas mourir si jeune).
Heureusement, il était déjà temps de retourner visiter d'autres grands espaces.
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