Un mois de silence
Ce n’est pas faute d’être sortie.
Au contraire : j’ai vu les films Prometheus, Félin, [REC] et [REC]², l’opéra Le Barbier de Séville, je suis retournée en week-end à Londres, je me prépare pour des week-ends à Lorient, à Munich, et ailleurs, j'ai préparé mes futures vacances, j’ai découvert toute excitée les annonces d’album et de concerts de Muse, j’ai écouté le nouvel album de Dionysos, j’ai vu les derniers épisodes des séries en cours pour cette saison, j’en (re)découvre d’autres, j’ai regardé des pièces de théâtre sous la pluie, j’ai lu…
Mais...
J’ai l’impression de parler dans le vide.
Je ne cherche pas spécialement à avoir x-mille visites par jours. Je lis assez de blogs pour savoir je n’officie de toute façon pas vraiment dans les styles qui attirent typiquement les foules. Mais j’avoue avoir une pointe de déception face au silence éloquent du très peu de gens qui me lisent.
A l’origine, je parlais de cinéma, de télé, de livres, etc. sur divers forums et plates-formes sociales : cela générait des discussions avec d'autres internautes, des réactions, abondants dans mon sens ou me contredisant complètement, des débats, constructifs (ou pas). Ça me permettait d'approfondir ma position, de mieux étayer mon point de vue. J’aimais bien ça, c'était intéressant, ça me faisait découvrir d'autres interprétations, d'autres horizons, ça me poussait parfois à aller plus loin aussi, découvrir d'autres choses. Ce blog, c'était pour ça : avoir un endroit où tout regrouper, où tout retrouver, où partager et découvrir. Malheureusement, rien de tout ça ne se passe.
J’ai peut-être créé ce blog un peu trop tard dans ma vie aussi. C’est vrai que je ne suis plus étudiante et que de fait, je sors quand même beaucoup moins qu’avant. Je vois beaucoup moins de petits films indépendants et confidentiels qu'à une époque, et même les "gros" films de l'année ne restent pas toujours assez longtemps à l'affiche pour moi. Je ne vais pratiquement plus au restau (et toujours dans ceux que je connais déjà). Je vais à, à peu près, deux fois moins de concerts qu’avant. Je n’ai pas assez de congés pour aller aussi loin et aussi longtemps que je le voudrais … Bref, j’ai moins de choses à raconter.
Il faut se rendre à l’évidence : mon blog n'est pas intéressant, ni pour vous, ni, finalement, pour moi. Je vais arrêter de l’alimenter J'ai arrêté de l'alimenter depuis un mois, puisqu’il me prend du temps, sans m’apporter ce que je croyais.
Merci à ceux qui m’ont lue, et à bientôt puisqu'en fait je connais la plupart d’entre vous.

L’histoire : Porto Rico, années 1960. Lassé de sa vie new-yorkaise où il ne
parvient pas à trouver son style, l’écrivain Paul Kemp s’exile sur l’île faite de contrastes : la plus misérable des pauvretés côtoie les plus bétonnés des paradis pour riches vacanciers
américains. Journaliste pour un journal local moribond, accro au rhum, Paul se laisse vivre jusqu’à sa rencontre avec Sanderson, et sa belle fiancée Chenault. L’homme d’affaires véreux rêve de
bétonner toutes les côtes pour y placer ses complexes hôteliers façon Monopoly : il demande à Paul de lui prêter sa plume pour faire avaler son dernier projet immobilier douteux…
L’histoire : Dans une petite ville de Corée du Sud, Mija, une vieille femme excentrique à l’apparence
soignée, vit seule avec son petit-fils collégien. Alors qu’elle n’est plus toute jeune, elle est aide à domicile pour un homme handicapé. Alors que les mots commencent à lui échapper, elle
s’engage dans des cours de poésie. Alors qu’elle cherche la beauté dans sa vie quotidienne, la laideur du monde la frappe en plein visage : une camarade de son petit-fils, victime de
tournantes depuis des mois, s’est suicidée. Les pères de 5 collégiens veulent acheter le silence de la mère de la victime. Le petit-fils de Mija était le sixième violeur… 

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